De l’or dans les mains

Théâtre dans la rue
Tout public à partir de 7 ans
Création 2015 / Durée : 55 minutes

Il y a Ciccio aux mains noires et Victor aux mains blanches.

La crasse et l’enduit. L’un cherche « travail », l’autre aime son labeur et ses chantiers bien propres. Ils ont tout pour ne pas s’entendre… et pourtant il existe autre chose que le produit de ses mains, fussent-elles d’or, comme disait l’aïeul. Entre brique et Braque, de placo en funeste barque, Victor et Ciccio bâtissent une autre histoire, belle comme sont les rencontres improbables.

Distribution

  • François Berardino
  • Olivier Luppens
  • Sous le regard de Hugues Delforge
Coproductions
  • En Chantier(S)
  • Fédération Wallonie-Bruxelles, Tournées « Art et Vie »
  • BeauregART Productions
Soutiens
  • Le Moulin Fondu, Centre National des Arts de la Rue (Garges-lès-Gonesse, FR)
  • Car / Centre des Arts de la Rue (Ath, BE)
  • Les Noctambules (Nanterre, FR)

Une « île » dans la rue

Partant d’un espace où celui qui « habite » le chantier serait plus légitime que l’autre qui l’investit, nous cherchons à questionner les espaces qui existent entre les hommes : ce qui les éloigne, les rapproche, les lie l’un à l’autre, avec le temps.
Il y a la frontière géographique, qui pourrait se résumer aux cônes qui bornent le chantier, et tous les « check point » qui rythment l’apprentissage : un mur de briques à franchir, une passerelle d’échafaudage abandonnée comme pont de fortune, une brouette pour traverser la Méditérranée, et le seau d’eau… pour boire ! Qu’il neige ou qu’il vente, c’est le règne des outils et des matériaux au service de deux hommes, au carrefour de ceux qui savent, dirigent, et de ceux qui apprennent et font.

Duo : Le geste et sa transmission

De l’Or dans les Mains utilise les codes d’un vrai chantier de construction : les retards, les succès et les échecs mais aussi les rires, les tensions, la solidarité. Pour montrer que derrière le monde des matériaux il y a des hommes qui se construisent. Des hommes en travaux qui vivent le travail différemment.
Au milieu des matériaux et d’une vie qui semble dénuée de sens, se dégage une idée simple et forte : la transmission d’un geste, d’une façon.
Mais Quelles frontières s’abolissent quand les hommes sont au travail ?
Et Comment transmettre quand on ne parle pas la même langue, quand il n’y a plus personne pour accueillir le savoir ? Quand même celui qui est censé transmettre est un ours mal léché, habitué à sa solitude ?

Une histoire familiale en résonance

La rencontre d’un homme qui n’a que le travail pour langage et d’un émigré volubile qui cherche à s’intégrer à tout prix est un choix inspiré de nos histoires personnelles : un grand-père belge carreleur et un père italien enduiseur. Nous avons choisi de repasser sur nos propres traces, de faire résonner nos origines en ouvrant nos boîtes à outils familiales, pour creuser ce qui fait du belge et de l’italien des frères de maçonnerie, des bâtisseurs dans l’âme.
C’est une danse d’approche qui se joue sur trois temps : la rencontre, le travail en duo, la vieillesse. Le jeu clownesque permet de questionner celui qui construit, le taiseux qui parle par onomatopées, par habitude. Il s’anime en voyant surgir dans son monde si réglé un électron libre, bruyant, indiscipliné et…avide d’apprendre. !
C’est inventif et tellement vital que même l’ascenseur social se remet à fonctionner.